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Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as.Koan zen

 
 

mercredi, mai 27 2009

L'impôt informatique

J'ai beaucoup aimé ette citation :

Wie der Philosoph Slavoj Žižek sagt, ist es der Firma Microsoft mit ihrem Quasi-Monopol gelungen, der Menschheit eine Art Informatik-Steuer aufzudrücken – für Dinge, die in den öffentlichen Sektor gehören. Es ist, wie wenn eine mächtige « Firma Gutenberg » jedem Buch- und Zeitungsleser eine Sondersteuer für das Lesen von gedruckten Buchstaben verlangen würde.

En Français :

Comme le dit le philosophe Slavoj Žižek, Microsoft a réussi avec son quasi-monopole a imposer une sorte d'impôt informatique à l'humanité – pour des choses qui appartiennent actuellement au domaine publique. C'est comme si une puissante « Entreprise Gutenberg » percevait, à chaque lecture de livres et de journaux, un impôt spécial sur les caractères imprimés.

vendredi, décembre 19 2008

Optez pour un lecteur de PDF Libre !

Vous aimez les PDF (portable document format) pour transmettre des données formattées à des amis ou collègue, ou pour lire des documents trouvés sur le web ? Si oui, avez-vous déjà pensé à utiliser un lecteur de PDF Libre pour assurer la pérennité des versions ouvertes sans brevets ni DRM de ce formats de fichier ?

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En effet, c'est le seul moyen pour que vos données restent accessibles en tout temps et que le web ne deviennent pas dépendant d'un éditeur de logiciel particulier ! De plus l'utilisation de Logiciel Libre assure la protection votre vie privée et de vos données sensibles.

Plus d'information sur http://pdfreaders.org/, la traduction en français réalisée par mes soins devrait être disponible sous peu.

Firefox don't hurt the web

(Image Firefox sous licence CC-BY-NC Mozilla Foundation)

dimanche, octobre 26 2008

Mobilisation Générale

Le soldat, paquetage complet au dos, marchait d'un pas grave pour rejoindre son point de rassemblement en pensant que jamais durant son école de recrue, il n'aurait imaginé se retrouver devant une telle situation. Autour de lui, quelques dizaines d'hommes, venant de tous les coins du pays, se dirigeaient au même endroit. À peine arrivé, le voilà déjà en train de toucher son matériel personnel : tenue de camouflage, veste d'hiver, combinaison de protection chimique intégrale, et, bien entendu, une ration de survie. Tout cet équipement lui servira lors de sa rencontre avec l'Ennemi. Sur la place d'arme, flotait un drapeau rouge à croix blanche, rappelant aux hommes pourquoi ils étaient venus aujourd'hui, au-dessous de celui-ci retentissaient les ordres des différents officiers. Dans un semblant d'ennuis, la section d'une vingtaine d'hommes, à laquelle appartenait désormais le soldat, contrôlait consciencieusement les paquetages selon les indications de leur supérieur hiérarchique. Chaque homme se souvenait déjà péniblement, que le jour d'avant, il était encore à son poste d'ingénieur, de technicien, d'informaticien, ou alors assis à l'université pour continuer sa formation. Tous pensaient également à leurs familles et amis restés fidèlement à leur poste pour maintenir l'économie du pays en place en ces difficiles jours, mais voilà, ils avaient été mobilisés et avaient obéis aux ordres de marche.

Un peu plus tard, alors que le nombre d'hommes sur la place avait considérablement augmenté avec les derniers arrivants, on fit se rassembler les quelques centaines de soldats. La compagnie écoutait maintenant attentivement le discours d'encouragement du chef de leur unité. On leur parlait de la volonté et de l'engagement dont ils allaient devoir faire preuve devant l'Ennemi, de la solidarité nécessaire pour aider leurs camarades, s'il devait arriver quelque chose de tragique, de la confiance que l'on mettait en eux et qu'ils devaient posséder, et, tel un jour de jugement dernier, on leurs parlait de religion et de purgatoire. La suite de la journée fût occupée par la préparation pour l'arrivée prochaine de l'Ennemi; tout devait être prêt pour l'accueillir de la meilleure façon. Rien n'était laissé au hasard, on s'assura que chaque homme avait son matériel paré à toutes éventualités, qu'il en connaissait chaque pièce, et était capable de s'en servir.

Le nuit tombée, pour motiver les troupes, on leur servit un plat sortant de l'ordinaire pour un cadre militaire : une fondue. Celle-ci représentait le symbole de leurs valeurs communes, celles qu'ils devraient défendre devant l'Ennemi. Autour de la conviviale fondue, les hommes oublièrent, pour quelques instants la situation dans laquelle ils se trouvaient, et ils discutèrent à vives voix de leur vie d'avant. Suite à ce dernier repas, partagé telle la Sainte Cène, les sections se rendirent dans leur cantonnement respectif pour y passer la nuit.

Cinq heure, diane : le sergent major, avec la précision d'un coucou suisse, poussa énergiquement les portes des chambres et y alluma les lumières pour réveiller les hommes encore profondément assoupis. La nuit fût courte, mais les préparatifs pour être en mesure de recevoir au mieux l'Ennemi étaient encore nombreux. Dans la fraîcheur matinale, les soldats, en rang par deux, se rendirent dans un autre bâtiment pour prendre rapidement leur petit déjeuner. Un peu plus tard, sur la place d'arme, le soldat prit un instant pour observer l'horizon, où, pointaient les silhouettes des majestueuses montagnes, sur lequelles les rayons de soleil, tels des pinceaux d'artiste, mélangeaient leurs couleurs rouges orangées sur les nuages déjà bien présents dans le ciel. La compagnie s'entraîna et se prépara sans relâche toute la matinée, les hommes savaient que l'Ennemi allait arriver d'un moment à l'autre. La tension ambiante était matérialisée par le ciel, qui devenait de plus en plus menaçant; l'épaisse couche de nuages qui s'était formée s'abaissait progressivement, masquant complètement l'horizon. Le vent s'était aussi levé, soulevant au passage, la multitude de feuilles mortes jonchant le sol. La nature semblaient signaler aux hommes que la fin était proche.

Une fois le casse-croûte de midi dévoré, les ultimes recommandations tombaient, pour s'assurer qu'ils étaient bien prêt pour affronter l'Ennemi on fit encore répéter aux soldats machinalement tous les gestes enseignés. Quelques problèmes minimes furent encore réglés dans le seul bruit métallique de soldats courant avec tout leur équipement de guerre.

Soudain, les dernières nouvelles arrivèrent : l'Ennemi avait atteint les portes, on aligna donc les soldats inquiets qui tentaient de se souvenir de tous les détails appris. Le ciel était prêt à s'effondrer sur les casques des soldats; la tension était à son comble. Désormais, ils voyaient l'Ennemi. L'Ordre fusa : Compagnie, GARDE À VOUS !; puis, le Divisionnaire inspecta la troupe durant une petite dizaine de minutes, qui parurent une éternité pour les hommes qui n'étaient plus habitués à une telle position inconfortable.

Comme pour clore la scène, un rideau de pluie descendit sur la place d'arme. Compagnie, REPOS ! ordonna le capitaine, mettant fin au spectacle.

Toutes ressemblances avec des faits et des personnes réels pourraient ne pas être entièrement fortuites

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